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Une solution mobile et automatisée de prélèvements biologiques pour le CH d'Avignon

dimanche 16 décembre 2012

PARIS, 13 décembre (TICsanté) - Le centre hospitalier (CH) d'Avignon (Vaucluse) est le premier hôpital en France à avoir mis en place l'automatisation des prélèvements biologiques avec étiquetage des tubes au lit du patient. A la clef, une traçabilité améliorée et une diminution comprise entre 11 et 15% des actes.
Réduire le risque d'erreurs, garantir la confidentialité et accroître la sécurité des informations liées aux actes de prélèvement: tels sont les objectifs de la nouvelle normalisation des laboratoires de biologie médicale, qui oblige les établissements de santé à informatiser d'ici 2016 leurs prescriptions.

Le centre hospitalier d'Avignon est le premier à l'avoir mis en place. Depuis janvier 2010, il a lancé l'automatisation des prescriptions laboratoires; un objectif aujourd'hui atteint pour deux tiers de ses services. "Nous avons décidé d'aller assez loin dans l'informatisation du système de soin et d'optimiser au maximum la chaîne de production", explique Hélène Sol, directrice des systèmes d'informations du CH.

Pour cela, le centre hospitalier a fait fabriquer des chariots de soins infirmiers et médecins sur-mesure, lesquels comprennent un ordinateur portable de 17 pouces connecté au logiciel "Cyberlab" de la société MIPS, à la fois serveur de résultats et outil de prescription laboratoire pour les différents services.

Autonomes et mobiles, ces chariots -d'un coût unitaire de 1.000 à 1.500 euros- comportent un tiroir coulissant pour l'ordinateur et un support pour l'imprimante mobile à code-barres Zebra, ainsi qu'un grand tiroir qui contient les différents modèles de tubes de prélèvements. "Nous avons choisi d'utiliser des ordinateurs car nos praticiens préfèrent le confort des claviers physiques avec pavé numérique, précise la DSI. Ils ne trouvent pas pratiques les tablettes tactiles". Pour assurer le fonctionnement du système, 400 bornes wi-fi ont été installées dans l'établissement. Elles permettent en outre aux patients d'accéder gratuitement à Internet.

Côté impression, le choix s'est porté sur l'imprimante mobile Zebra QLn 220, un modèle "petit, qui tient la charge et n'est pas trop cher en consommables", selon les souhaits de l'établissement. De la taille d'un terminal de paiement de carte bancaire, elles prennent peu de place sur les chariots et permettent l'impression des étiquettes à code-barres lors de la prescription médicale, juste avant le prélèvement. L'étiquetage se fait dès la fin du prélèvement et, en rendant inutile l'étape du ré-étiquetage en laboratoire, réduit les risques d'erreur. Le code-barres garantit quant à lui la traçabilité des informations et la vitesse de transmission des résultats, disponibles en quasi temps-réel sur les ordinateurs des médecins.

Cette fluidité nouvelle des actes de prélèvement a permis au centre hospitalier de réduire de 11 à 15% ses actes de prélèvements, selon les chiffres des relevés effectués sur site par l'Anap (Agence nationale d'appui à la performance) dans le cadre du projet Oisis (Indicateurs Optimiser les investissements en système d'information de santé). "Ce système permet d'éviter les redondances et de ne demander que les analyses strictement nécessaires pour une pathologie ou un diagnostic d'entrée, et non plus un bilan complet comme c'était souvent fait avant", analyse Hélène Sol. Des économies qui ont permis un retour sur investissement du projet en un an et demi, malgré le déploiement de 148 ordinateurs portables et imprimantes mobiles. De quoi donner des idées à d'autres établissements, qui ont pris contact avec le CH d'Avignon pour obtenir un éclairage et retour d'expérience